35 ans de musique au bord de l'eau à Petite-Vallée

Ça fait 35 ans que le Festival en chanson de Petite-Vallée met la chanson francophone en lumière avec une programmation variée mariant des performances d’artistes établis et de musiciens de la relève. Dix jours de fête se dressent encore une fois à l’horizon pour accueillir près de 15 000 festivaliers dans le charme bucolique de la pointe gaspésienne.

Après toutes ces années, le festival n’a pas perdu sa vocation d’accompagnement des artistes. Établi à l’origine autour d’un concours amateur local, le festival a peu à peu pris l’ampleur qu’on lui connait aujourd’hui. Dirigeant le festival depuis plus de 25 ans, Alan Côté parle de sa programmation comme on présente un ami. « Il y a énormément d’incontournables encore cette année, mais dans le climat actuel, je suis vraiment fier de dire que c’est un grand rendez-vous de femmes, explique-t-il. Klô Pelgag, Les sœurs Boulay, qui sont porte-paroles, Sarah Toussaint-Léveillé… On a fait une grande place aux voix féminines. » Il souligne également la présence de 425 enfants dans la grande chorale cette année.

Chanson Fleuve

Hormis une programmation qui reflète la diversité des styles et des intérêts du public, le festival fait également place à une grande nouveauté cette année avec Destination Chanson Fleuve qui unit les Chemins d’écriture de Tadoussac et la sélection officielle des chansonneurs du Festival en chanson de Petite-Vallée. « C’est un accompagnement plus général qu’on peut faire cette année avec ça, souligne M. Côté. C’est parti du Festival de Tadoussac qui a changé de date, cette année. Plutôt que se chicaner parce que ça se chevauchait, on a voulu faire quelque chose ensemble. »

Ainsi, huit nouveaux artistes sont accompagnés entre Montréal, Tadoussac et Petite-Vallée pour amener la musique un peu plus loin. Au programme cette année, Rose Bouche, Juste Robert, Lou-Adriane Cassidy, Laura Babin, MCC, Simon Daniel, Étienne Fletcher et Boule profitent des ateliers de créations. « On a pu faire des ateliers en amont, raconte Alan Côté. Ça permet d’éviter que les artistes soient toujours en ateliers pendant le festival ici. Il peuvent être davantage vus, et profiter des spectacles aussi. »

Des ateliers d’écriture et d’interprétation, des résidences de création, des spectacles et des rencontres avec des publics et des professionnels sont au menu pour les artisans. « Ce qui nous distingue beaucoup en tant que festival, c’est qu’on croit beaucoup à la pertinence de l’artisanat en chanson, dit le directeur. Dans l’industrie de la musique, j’ai l’impression que même si tu penses en avance, tu es déjà en retard. Nous, on met nos pions sur la création. Programmer des spectacles, c’est le lot de tous les festivals. L’audace, c’est pas partout. »

Comme à la maison

Dumas performe à la guitare, entouré de la foule

Dumas à Petite-Vallée/Photo: Nathalie Dion

Hormis la musique, il y a aussi un paysage grandiose à capter en se déplaçant à Petite-Vallée. « Les paysages, y’en a partout, mais ici, les lieux nous appartiennent. Le public est chez lui quand il est devant un artiste. En plus d’être en bord de mer, on a l’impression de partir de chez un oncle ou une tante quand on quitte Petite-Vallée à la fin du festival. C’est organique », conclut Alan Côté.

Le Festival en chanson de Petite-Vallée se tiendra du 29 juin au 8 juillet. Toutes les informations sont ici.