AkoufèN

Cette sensation auditive, c’est le son d’AkoufèN, groupe basé à Ottawa dont la musique oscille entre le rock, le punk et le métal mélodique… surtout le métal en fait. Et ces variations de styles se font généralement entendre à l’intérieur même des pièces, et non pas d’une pièce à l’autre.

Les membres du groupe se seraient souvent fait dire que leur musique ressemble à ce qui se fait dans l’anglophone, mais chanté en français. On pourrait aussi dire que leur son se rapproche un peu du «son de Québec» (la ville), si on peut dire qu’il en existe un, mais tout un gardant un petit quelque chose qui leur est propre.

Ça fait quelques années déjà qu’on entend parler d’AkoufèN ici et là. Quelques années, mais il faut avouer qu’on a vraiment commencé à en entendre parler après leur passage remarqué au Festival international de la chanson de Granby, à l’Omnium du Rock Outaouais et plus récemment, à Contact ontarois. Ils sont d’ailleurs repartis de cet événement avec le prix “Coup de cœur salut”!

AkoufèN: Les débuts
Le groupe existe officiellement depuis 2008, mais ce n’est vraiment que depuis un peu plus de deux ans que le groupe existe sous sa forme actuelle. La formation a d’abord été le fruit de l’union de deux mélomanes de Timmins, le chanteur et guitariste Matthieu Leroux et le bassiste Martin Rocheleau. D’autres membres se sont ensuite temporairement greffés au duo, le temps d’enregistrer une première démo et de participer à quelques concours.

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C’est en déménageant ses pénates à Ottawa que le groupe prend sa forme actuelle. Mathieu, qui entreprend des études en musique, fait la rencontre de celui qui deviendra plus tard le deuxième guitariste du groupe, Marc-Antoine Joly. Simon, le batteur, se joindra au groupe quelques mois plus tard. Selon Mathieu, c’est avec l’arrivée des deux derniers membres que le son d’AkoufèN serait devenu un peu plus métal et plus mélodique aussi. Bref, le son qu’on connaît aujourd’hui.

Le sixième sens

Il y a quelques jours, le groupe a lancé son deuxième maxi (EP), Le sixième sens. Un gros maxi tout de même, avec pas moins de huit pièces toutes bien ficelées. Sept si on exclut Dehors, il pleut comme dans les vues, qui ne dure qu’une trentaine de secondes.

<a href=”http://akoufen.bandcamp.com/album/le-sixi-me-sens” data-mce-href=”http://akoufen.bandcamp.com/album/le-sixi-me-sens”>Le sixième sens by AkoufèN</a>

Rapidement, on se laisse emporter par des pièces comme L’acouphène, L’oiseau bleu ou  Sens perdu; des pièces à la fois très énergiques, mélodiques et envoûtantes. On accroche aussi sur Gina, la pièce cachée. À côté des autres pièces du groupe, elle détonne par sa simplicité. Les gars d’AkoufèN l’ont composée un peu pour niaiser, mais mal leur en pris, son air accrocheur fait en sorte que les fans la leur demande toujours en spectacle!

Parlant de spectacle, il sera un peu difficile d’apprécier la musique d’AkoufèN en spectacle à court terme. Déjà, leurs présences sur scène ont été jusqu’ici limitées aux écoles et festivals étant donné que les membres n’avaient, jusqu’à récemment, pas encore tous l’âge de mettre les pieds dans un bar. Pour l’instant, ils doivent d’abord terminer leur tournée des écoles franco-ontariennes.

Vous pouvez aussi trouver les images de leur lancement au bar Mavericks (Ottawa) sur BRBR!

par Samuel de La Chasse
@LachasseCHUO