Hey, Wow

Hey, Wow! en spectacle

Hey, Wow a mis en ligne son premier mini-album de trois pièces au milieu de l’été dernier. Mais c’est surtout lors de son passage au dernier Contact Ontarois que le nouveau groupe de la région d’Ottawa-Gatineau s’est révélé au grand jour, remportant le prestigieux prix Coup de foudre Réseau Ontario, ainsi que les récompenses Festival du voyageur et Franco-fête de Toronto.

Hey, Wow, c’est le guitariste Kevin Daoust (Règlement 17, The Shatners), le bassiste Martin Newman (La Ligue du bonheur, Deux Saisons) et le batteur et réalisateur Ross Murray (Mighty Popo, Great Big Sea, Ouzo Power) réunis sous la houlette de Jean-Marc Lalonde à la voix, l’accordéon, le dulcimer appalachien, l’harmonica et les claviers. Pour ce dernier, bien que disposant d’une imposante feuille de route dans le monde de la musique (La Ligue du bonheur et Deux Saisons, entre autres), c’est une première en tant que leader d’un groupe, un rôle qu’il commence d’ailleurs à peine à assumer!

Mais Hey, Wow, c’est surtout de l’accordéon comme on en voit rarement. C‘est de l’accordéon mis au service d’une musique aux diverses influences qui voyage par le punk, le disco, le rock et bien sûr le traditionnel. C’est de l’accordéon passé dans les pédales à distorsion, les pédales wah-wah ou les pédales trémolo. C’est de l’accordéon chromatique et de l’accordéon diatonique. Jean-Marc possède d’ailleurs pas moins de 2 accordéons chromatiques et 7 accordéons diatoniques.

Ironiquement, c’est un peu par hasard que Jean-Marc s’est mis à l’accordéon. Au départ, Jean-Marc était batteur et jouait du punk! Après sa première année d’université, en percussion classique, il s’est déniché un emploi de matelot dans un parc historique sur un navire des années 1800. Il s’est dit qu’un accordéon ferait un bon accessoire et a emprunté celui d’une tante. À force de « gosser » dessus, il a fini par apprendre quelques tounes, puis quelques autres. Pour la suite de ses études, c'est l’accordéon qui lui permettait de se changer les idées : il en jouait quand il n’avait pas le goût d’étudier!

Et qui dit accordéon, dit musique traditionnelle. Alors pour lui qui avait commencé avec le punk, Hey, Wow c’est un peu la boucle qui se boucle : « Ça faisait longtemps que je jouais dans des groupes soit comme batteur, accordéoniste ou les deux, et j’ai toujours été un peu sideman. Je jouais avec l’idée de partir mon propre projet dans le but de faire mes compositions et les chansons que j’aime. J’avoue que l’accordéon n’est pas perçu comme étant le plus cool des instruments, mais c’est le mien et j’ai de quoi à dire, pis c’est pas toujours avec des chansons à boire ou à répondre qu’on s’exprime le mieux. J’écris donc mes textes et la grande partie de la musique et ça adonne que le son qui en résulte est un peu plus éclaté. »

Pour la suite des choses, n’attendez pas le prochain album de Hey, Wow. Non, Hey, Wow « ne fera pas ce que l’industrie de la musique attend d’eux ». Par contre, ne soyez pas surpris de voir sortir d’autres singles ou mini-albums sur Internet. D’ailleurs, Hey, Wow nous promet que l’argent recueilli sur son Bandcamp servira à financer d’autres mini-albums... et à payer le loyer, l’hydro et la bière! Mais Hey, Wow, ça reste d’abord un projet fait pour avoir du fun, pour faire des rencontres, pour voyager. Le groupe sera d’ailleurs en spectacle prochainement à Sudbury (28 mars), à Penetanguishene (16 mai), à la Franco-fête de Toronto en juillet, et au Festival du voyageur à Winnipeg en février. Si vous avez la chance de les voir, n’hésitez pas car, comme le dit Jean-Marc « Hey, Wow, ça crée une drôle de bibitte qui vit vraiment sur scène, c’est là qu’on shine ».

Crédit photo: Joel Ducharme (primeur), Lise Mallet