Le Billy Love Band : une formation pop-rock à l’esprit jazz

Le Billy Love Band commence l’année 2017 en force avec la sortie d’un tout nouvel album, doublé d’un passage remarqué à Contact Ontarois la semaine dernière. J’ai profité de leur présence à l’événement pour m’entretenir avec William Lamoureux, principal protagoniste de cette formation pop-rock, caractérisée par la prépondérance du violon.

Photo de couverture : William Lamoureux du Billy Love Band. Crédit : AJ Astle.

William Lamoureux du Billy Love Band, entre deux allées dans un dépanneur, jour du violon avec intensité, les yeux fermés. Il porte un veston bleu marin.

William Lamoureux du Billy Love Band. Crédit : Aljosa Alijagic’.

Quatre ans après avoir sorti un premier album, le Billy Love Band fait un retour en ce début d’année avec un nouvel EP homonyme, qu’ils sont venus présenter mercredi dernier au public de Contact Ontarois.

Le Billy Love Band, c’est la formation de Willliam Lamoureux, un multi-instrumentiste originaire de Gatineau. Aujourd’hui installé à Toronto, il poursuit des études en musique au Humber College, où il s’est orienté vers la musique jazz.

Que ce soit en tant que violoniste, son instrument de prédilection, ou pour écrire et faire des arrangements, il a au fil du temps été amené à mettre son talent au profit de nombreuses formations et artistes. Il n’en demeure pas moins que le Billy Love Band est le projet qu’il affectionne particulièrement, et qui devient pour lui un « exutoire créatif ».

« Je n’ai jamais arrêté de composer, parce que c’est vraiment ce qui me nourrit. Avec les autres projets, ce n’est pas pareil, ce n’est pas ma musique et je ne performe pas en tant que moi-même. J’essaie d’embellir le projet des autres, mais quand c’est mon projet à moi, c’est pas mal plus spécial », m’explique-t-il d’un ton passionné.

William Lamoureux du Billy Love Band porte une veste aux imprimés léopard et joue du violon.

William Lamoureux du Billy Love Band. Crédit : AJ Astle.

Faire appel à de talentueux auteurs pour la composition des textes

Bien que William compose la ligne musicale de chacun des instruments, il en est tout autrement lorsque vient le temps d’écrire des paroles. « Je ne suis pas un parolier, avoue-t-il humblement, j’ai de bonnes idées mais je n’ai pas les mots pour les exprimer ».

Cherchant à rehausser les textes au niveau de sa musique, il a alors fait appel à des gens de talent pour l’aider avec les paroles. David Dufour (D-Track) a ainsi collaboré à l’écriture de L’apocalypse, alors que Fred Abel est venu lui porter main forte pour les trois autres pièces de l’album.

Très inspiré par la plume de David, c’est lors du Festival International de la Chanson de Granby que leur collaboration a commencé. « [Il] m’a demandé de lui donner des cours de guitare, puis en échange il me donnerait des cours pour écrire des textes. On s’échangeait ça, puis ça a juste fini qu’il a écrit pas mal l’intégral de L’apocalypse », explique William en riant.

Quant à Fred, la connexion a été instantanée aux dires de William. « [Il] a vraiment été capable de mettre ma vision par écrit. » Par exemple, pour la pièce Quand j’prends mon temps, Fred est arrivé avec une idée, et en lisant le texte, William a tout de suite vu que ça fonctionnait et que ça lui tentait de chanter ces mots.

« J’aime interpréter les textes à leur juste valeur, alors si je ne crois pas vraiment aux textes, c’est difficile de vraiment avoir l’air authentique sur scène » ajoute-t-il pour bien illustrer la collaboration naturelle qui se fait entre les deux artistes.

Des jazzmans dans l’âme

Lorsque je demande à William de me décrire un concert du Billy Love Band, il n’hésite pas une seconde à me dire qu’à chacune des prestations, le public assiste à un événement unique en soi.

« Quand tu viens voir un show du Billy Love Band, c’est un show qui t’a été donné à toi personnellement, tu vas le voir seulement une fois ce show-là », explique-t-il en soulignant que d’une fois à l’autre, les pièces sont modifiées et allongées, de sorte que chaque concert est différent. Puis il ajoute que « plus le public nous en donne, plus on veut en donner au public, ce qui donne des spectacles qu’on ne peut pas récréer deux fois ».

Comme quoi un musicien jazz peut s’éloigner de son style d’origine, mais on ne peut jamais véritablement sortir l’âme jazz du musicien !

William Lamoureux du Billy Love Band joue du violon devant un mur de brique. La lumière qui se réflète sur le mur derrière lui donne l'impression qu'il a ne grande auréole autour de la tête.

William Lamoureux du Billy Love Band. Crédit : Zacharie Turgeon.

Le Billy Love Band remontera sur scène le 4 mars prochain lors de l’événement INDÉO, la fête de la musique indépendante en Outaouais, qui se déroulera aux Brasseurs du temps dans le Vieux-Hull.

Puis, à la suite à leur passage à Contact Ontarois, on peut également s’attendre à les voir aux quatre coins de l’Ontario au cours de la prochaine année !