Le meilleur de 2013 - albums

L’année 2013 a été indéniablement des plus prolifiques, avec un nombre impressionnant de sorties d’albums, tous plus intéressants les uns que les autres. Difficile, dans un tel contexte, que de n’en choisir que dix parmi mes favoris! Après de longues tergiversations, voici donc ceux qui auront sans doute le plus marqué mon année.

Groenland – The Chase

La formation n’a plus besoin de présentation. 2013 fut en quelque sorte son année. Arrivé au printemps avec The Chase, un album pop-rock original et efficace, ils ont immédiatement séduit autant le public que les critiques. Avec quelques prix en poche, dont le GAMIQ de la révélation de l’année, la formation est promue à un bel avenir. Leurs pièces accrocheuses pourraient fort bien traverser nos frontières au cours des prochaines années, et la formation risque fort de se retrouver parmi celles qui font briller Montréal à l’étranger. 

VioleTT Pi – eV

Après un premier EP qui nous a mis l’eau à la bouche en 2011, voilà que VioleTT Pi récidive avec un premier album complet. Un son électro-pop disjoncté, à l’image de l’artiste, dont les performances sur scène sont toujours hautes en couleur. Il termine l’année en nous présentant une nouvelle version de la pièce Labyrinthe, tirée de son EP, mais cette fois-ci interprétée en duo avec nul autre que Klô Pelgag. Un vidéoclip très touchant a également été créé pour accompagner la pièce.

Klô Pelgag – L’alchimie des monstres

D’ailleurs, parlant de Klô Pelgag, elle aussi a présenté un album fort remarqué cette année. On a ainsi découvert une poète hors pair, qui propose de magnifiques textes accompagnés de compositions qu’elle interprète souvent seule au piano. Sur l’album, comme sur scène, elle est néanmoins généralement entourée de nombreux musiciens. C’était d’ailleurs le cas pour sa rentrée montréalaise où ils n’étaient pas moins de huit sur scène, pour un spectacle rococo dont la mise en scène a été élaborée par le chorégraphe Dave St-Pierre.

Hôtel Morphée – Des histoires de fantômes

Après avoir présenté l’excellent Novembre est mort en 2010, les attentes étaient élevées pour le premier album complet de la formation. Ils ont d’ailleurs pris leur temps avant de présenter l’opus, question d’en arriver à un résultat qui les satisfaisait entièrement. L’attente en a valu la chandelle, l’album étant plus que convainquant. Ayant quelque peu délaissé leur son classique pour proposer quelque chose de plus indie rock, ils n’ont pas pour autant abandonné l’influence que certains membres ont acquise lors de leur formation en musique classique. Mais surtout, ils ont choisi de laisser à l’avant-plan la voix unique de Laurence Nerbonne, qui fait tout le charme de la formation.

Forêt – Forêt 

Forêt c’est d’abord et avant un duo formé d’Émilie Laforêt et de Joseph Marchand. Une formation de dream-pop, style très populaire chez les Anglo-saxons, mais dont les paroles sont composées en français par la poète Kim Doré. Ayant été formée en chant classique et ayant fait carrière en musique contemporaine, Émilie met à profit cette expérience dans ce projet résolument plus pop. Le résultat est tout à fait convainquant. Une pop atmosphérique où la voix se mêle aux instruments et où les paroles se perdent parmi le son planant du clavier et de la guitare. 

Rock Forest – X 1000 

Les quatre gars originaires de Sherbrooke (d’où le nom Rock Forest), maintenant établis à Montréal, et ayant fait parti de nombreuses formations, ont travaillé plus de trois ans sur cet album qui a finalement vu le jour en 2013. De l’électro-pop très étudié, fortement influencé par le son des années 70 et 80. Les quelques pièces écrites en français, dont La drogue en moi, sont spécialement accrocheuses. Un son que l’on entend trop peu souvent dû côté des artistes franco-canadiens.

Tire le coyote – Mitan 

Un autre excellent exemple du renouveau qui a cours dû côté country-folk francophone, mouvance qui prend de l’ampleur depuis quelques années. Pour son deuxième album complet, Benoit Pinette, alias Tire le coyote, délaisse de plus en plus le folk pour se rapprocher d’avantage du western, avec des riffs de guitare bien présents. Le résultat est si convainquant que l’album Mitan a décroché une nomination au gala de l’ADISQ dans la catégorie country, en plus de remporter le GAMIQ de l’album Country/Americana de l’année.

We Are Wolves – La Mort Pop Club

Le trio, qui nous a présenté cette année son quatrième album, arrive encore une fois à se renouveler, tout en gardant le son qui lui est si caractéristique. Alexander, dont la voix distorsionnée caractérise We Are Wolve, propose une fois de plus des refrains simples et accrocheurs, sur un mélange bien balancé entre la guitare et le clavier. Simple, mais efficace à tout coup!

El Motor – Le monstre

Alors que plusieurs croyaient que la formation était disparue de la carte, voilà que El Motor récidive avec Le monstre, sept ans après le succès de leur album éponyme. Ayant entre temps travaillé avec Louise Forestier, la formation renoue avec le rock atmosphérique sans compromis qui l’a caractérisé dès son premier opus.

Jacquemort – La montagne de feu 

Une autre formation que l’on croyait disparut, Jacquemort est réapparue avec un nouvel album en fin d’année. Thomas Augustin, claviériste de Malajube, a profité de la mise en veilleuse du groupe pour renouer avec certains membres de Meta Gruau et faire revivre Jacquemort. Ils nous présentent donc un album pop-rock atmosphérique, avec son que l’on pourrait parfois confondre avec celui de Malajube, surtout du côté des claviers, mais qui a néanmoins son petit côté unique. On sent définitivement l’influence que Thomas Augustin a auprès des deux formations.