Mackenzie Rhythm Section

Affiche de Mackenzie Rhythm Section

Impossible de rester impassible devant leur énergie contagieuse. Lorsque le Mackenzie Rhythm Section monte sur scène, l’envie folle de se déhancher s’empare immanquablement de nous. Puisqu’ils seront au Petit Chicago dans le Vieux-Hull le samedi 2 mai prochain, je me suis dit que c’était l’occasion d’aller à la rencontre de Conor et Nicolas, deux des protagonistes de la formation, et de vous faire découvrir ce groupe qui sort de l’ordinaire.

Un pied accroché dans le passé et l’autre bien ancré dans le présent, Mackenzie Rhythm Section est une formation unique en son genre. Toujours bien mise (sur scène, les gars portent le costard), la formation offre une véritable expérience de concert, mélangeant différents styles et différentes époques, tout en y ajoutant une touche très moderne.

Impossible de rester impassible devant leur musique qui amalgame soul, funk, et rock and roll. En fait, Conor, celui qui, au dire de Nicolas, ajoute la touche d’originalité aux compositions et qui n’a pas peur d’oser, adore toutes les périodes musicales qui ont été plutôt « fiévreuses ».

« Je suis attiré par les groupes ou les artistes qui, quand tu écoutes leur musique, te donnent la fièvre! Tu ne comprends peut-être pas leur message au complet, mais tu sens qu’il y a quelque chose de spécial. » Puis, en mixant les styles et en y ajoutant une touche unique, il en ressort un style sans égal, qu’ils ont baptisé le Soulstep.

« C’est un bon sentiment de liberté que d’être capable d'adorer un certain type de musique du passé, puis d'être ici au présent et d'avoir un œil tourné vers le futur, explique Conor. Je veux faire quelque chose qui n’est pas déjà là, je veux être original. »

Avoir une véritable interaction avec son public

Au fil des concerts qu’ils ont offerts ces dernières années, la formation s’est tranquillement fait connaître dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il suffit en effet de les voir une seule fois pour être contaminé par leur énergie et avoir envie de récidiver, tout en passant le mot à son entourage.

C’est d’ailleurs un peu ce qui s’est produit lors de leur prestation au Bleusfest d’Ottawa, un festival extérieur à grand déploiement. On leur avait réservé la petite scène de l’auditorium, à l’intérieur du musée, le genre de scène qu’un festival d’envergure offre à un artiste local pour se déculpabiliser de n’avoir invité que des méga-stars internationales.

Mais au fur et à mesure qu’ils enchaînaient les pièces, la foule s’entassait jusqu’à ce que la salle déborde. Ce fut pour la formation une occasion en or de se faire connaître d’un public différent, et les gars en sont d’ailleurs reconnaissants : « On les remercie de nous avoir mis sur la liste », insiste Conor.

Mackenzie Rhythm Section a su tirer profit des circonstances, et ça a fonctionné! « Il y a peut-être eu 10 personnes assises pendant la première minute, explique Nic, mais après ça, tout le monde était debout devant leur banc, sur leur banc, dans les escaliers! Il y avait du monde partout, l’énergie était là! »

Si bien que même à l’extérieur de la salle, la foule a commencé à s’agglutiner devant les deux écrans qui diffusaient le concert en simultané. « La seule raison pourquoi ils étaient là, c’est qu’ils n’étaient pas capables de rentrer dans la salle, ils ne laissaient plus le monde entrer à la fin! »

Des histoires comme celle-là, ils en ont une puis une autre. Il y a la fois au Festibière, où Conor a déchiré son pantalon de bord en bord en faisant une split. « Les deux jambes [de pantalon] lui sont tombées sur les chevilles », lance Nic en riant. « La foule est devenue complètement folle », d’ajouter Conor, qui précise qu’il ne révélera jamais si ça faisait partie du show ou non!

Vous aurez compris que le spectacle fait partie de l’essence même du groupe. L’insatiable énergie que la formation projette vers la foule devient immédiatement contagieuse, puis le public la renvoie au groupe qui s’en nourrit pour élever le concert à un tout autre niveau.

Au-delà de la prestation musicale, Mackenzie Rhythm Section cherche à interagir avec son public, à communier avec lui. « C’est quelque chose qu’on ne voit plus maintenant, cette interaction-là entre le band et la foule, explique Nic, ce n’est plus présent. »

Pour eux, le but ultime ce n’est pas de présenter sur scène ce qu’ils font en studio, mais plutôt de faire une prestation live hors du commun, jusqu’à ce que ça fonctionne suffisamment pour envisager de mettre les pièces sur disque. « On travaille, on met tous nos efforts sur la performance en question, puis après ça quand on a des riffs puis que ça tombe bien, on va aller en studio, puis on va l’éternaliser! »

Un nouvel album en préparation

En se concentrant principalement sur leurs prestations live, les gars ne sont pas nécessairement pressés d’endisquer leurs pièces. Ils veulent d’abord s’assurer qu’elles soient bien rodées, et qu’il sera possible d’insuffler l’énergie de scène à l’album.

Pour Conor, un enregistrement trop poli perd de son intérêt. Ce qu’il souhaite, c’est d’avoir un son qui saisit l’essence même de ce qu’ils sont sur scène. C’est sans doute un peu pour cette raison qu’il s’est écoulé déjà trois ans depuis la parution de The Big Break, le premier album du groupe.

Mais voilà qu’en mars dernier la formation a fait paraître un nouveau simple, Lose Control, sur leur Bandcamp. Nic confirme qu’un EP est bel et bien en préparation et devrait sortir au courant de l’été. Du même souffle, il avance qu’ils travaillent sur plusieurs pièces simultanément, mais qu’ils ont décidé de se limiter à six pistes sur le disque. « C’est tellement bon que le monde peuvent pas le handler, donc il faut le donner à petite dose », lance-t-il tout en s’esclaffant d’un rire farceur.

Pour ce deuxième album, le groupe a choisi de se tourner autant vers le passé que vers le futur, amenant l’auditeur dans un voyage allant des années soixante jusqu’à 2030! « Le monde ne sait même pas ce qui s’en vient encore, mais ça transpire dans cet album là, chaque chanson vient d’une différente constellation. »

Un album qui promet de nous faire vivre la même fièvre du Mackenzie Rhythm Section, qu’on se trouve dans une salle de concert ou simplement dans son salon en train d’écouter le disque.

Photo du groupe Mackenzie Rhythm Section

Concerts à venir :

Le Petit Chicago (Hull, QC), le 2 mai 2015

House of Targ (Ottawa, ON) le 20 juin 2015

Festival de jazz d’Ottawa (Ottawa, ON), le 28 juin 2015

Festivoix (Trois-Rivières, QC), le 4 juillet 2015

Cabaret La Basoche (Aylmer, QC), le 21 octobre 2015