Pandaléon

Photo de presse de Pandaléon

On a demandé à Pandaléon de nous dévoiler quelques secrets entourant les chansons qui composent leur toute première parution à paraître chez Audiogram, À chacun son gibier. Avant toute chose, on vous invite à procéder à une écoute officielle via le site web d'Audiogram: http://bit.ly/EcoutePandaleon.

C'est fait? Voici donc Pandaléon, à propos de À chacun son gibier.

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Voici un texte qui survole À chacun son gibier de façon personnelle et technique. On vous raconte des anecdotes durant l’enregistrement et le mixage de certains titres et on vous raconte aussi notre façon de percevoir certaines chansons. En espérant ne pas souiller la magie que ces chansons revêtent peut-être pour vous.

À chacun son gibier

Pour nous, cette chanson instrumentale devait se retrouver au tout début, mais c’est plus qu’une intro. Depuis un certain temps, on sentait que l’album allait finir par avoir ce titre. À chacun son gibier peut porter différentes significations, selon l’imaginaire et le passé évoqué des auditeurs.

Pour nous, cela signifie beaucoup, aussi : chacun fait ses choix, chacun finit par récolter ce qu’il a semé. C’est un point de départ, le début d’un chapitre. Durant l’enregistrement, Marc-André a branché son téléphone dans ses pédales, question d’expérimenter un peu. À cet instant précis, il a reçu un appel  et a décroché sans savoir qui appelait. Heureusement que nous étions en train d’enregistrer, car c’est cet appel qui a donné vie à À chacun son gibier.

Toune de chasse

C’est la suite de À chacun son gibier. Cette pièce nous a été inspirée par un poème qu’avait écrit Marc-André. En effet, « Bête futée » aborde le moment précis où le chasseur est sur le point d’abattre sa proie, soit une courte période où s’installe une série de questions et de sentiments.

On tenait absolument à commencer l’enregistrement de l’album avec Toune de chasse », on avait le gout de se lancer dans la drive dès le début. C’est sans doute la take de guitare la plus forte en dB qu’a dû subir la piaule.

Nature morte

On a acheté un nouveau piano dangereusement précisément pour l’enregistrement de cette chanson. Le piano vient de la salle communautaire de St-Bernardin; étrangement, il était encore en bonne condition… du moins pour pour la piaule. Ne vous garrochez pas dans les murs, mais c’est la seule pièce de l’album dans laquelle on a enregistré de la basse, merci à Philippe Brault ! La pré-production de cette chanson contenait un sample de commande de pilote d’avion. Malheureusement, on a perdu le sample, et Fred a dû recréer le son avec un CB branché dans un Culture Vulture™ (bébelle préférée de Marc), un moment assez comique au studio, chez Philippe.

Sous les plumes

Ce n’est une chanson ni d’amour, ni d’infidélité. Ce texte peut paraître très personnel, mais, étrangement, les paroles ont été écrites par les trois membres du groupe, à l’étage de la piaule. On avait envie d’écrire à partir d’un sujet plus humain, plus cru. Musicalement, c’est une chanson qui respire beaucoup et qui est très nerveuse, à la fois. C’est résolument notre chanson la plus rythmée.
Pochette d'album "À chacun son gibier" de Pandaléon.

Basse-cour

C’est une idée qui date de longtemps, environ trois ans passé. On a toujours voulu faire une chanson à ce sujet, mais il fallait attendre le bon moment.  Même durant l’enregistrement, on a complètement changé la structure de la pièce au dernier moment. Après plusieurs heures à essayer d’enregistrer une take de drum dans la dernière section de la chanson, on a fini par remplacer une fin qui devait être intense par une prise de son effectuée dans le poulailler. Pour nous, ces cris de volailles, qui rêvent d’une basse-cour, sont aussi intenses que la fin rock qui devait initialement y être.

Comme dans le sang

J-P avait enregistré une super belle take de guitare acoustique; on voulait une chanson guitare/voix. Encore une fois, on s’est laissé emporter, et c’est devenu une chanson guitare/noise/voix.

Marc est content…

Combler le vide

Cette chanson n’était pas censée se retrouver dans l’album. Nous avions enregistré sept chansons en sept jours, et, le huitième jour, Fred tenait absolument à l’enregistrer. C’est sans doute la chanson la plus personnelle de À chacun son gibier. Nicolas, notre technicien de son, avait des frissons à écouter le room mic. Ce sont sûrement les murs de la piaule qui donnent vie au son du piano droit. Une fois le mix terminé, on a constaté que la pièce avait raison de se retrouver sur l’album.

Source neuf

Cette pièce aborde le printemps, soit le début perpétuel. Ce court texte en dit beaucoup, quant à nous. C’est durant la nuit qu’on a enregistré la chanson; on savait que les prises de sons devaient se faire à un moment précis et dans une ambiance particulière. On voulait une chanson pure dans laquelle on pouvait capter un instant fugace et l’emprisonner. De toutes les prises de son qui ont été faites au piano, la bonne a été celle où Lamie (le chien de J-P) aboyait à la fin de la take. Il se passait sûrement quelque chose d’animal, à ce moment, dans la pièce. Pour nous, cette pièce-là ne se termine jamais. Elle se déconstruit, d’un élément à l’autre, et ça laisse l’impression qu’il n’y a pas de fin, l’impression qu’un cycle reprend.

Assistez aux lancements de Pandaléon!

Affiche des spectacles de Pandaléon

Voyez Toune de chasse lors du French Tickler 2014!