2016 en seize tounes anglophones de la côte Est à réécouter l'an prochain

2016 aura été une année de transition au niveau anglophone sur la côte Est. Si les artistes continuent de tenter leur chance à l'ouest de Québec, on assiste à l'émergence de nouveaux artistes qui solidifient leur place dans le paysage musical. À défaut d'avoir été une année faste, 2016 marque le début d'un tournant dans la région. Vive le chaos; dans aucun ordre établi, voici seize tounes à réécouter l'an prochain.

Photo de couverture : Nap Eyes - Photo : Colin Medley.

Weird Lines - Fade In My Heart

Sur leur premier album, ce supergroupe originaire de Sackville livre la bande sonore de l'arrivée et du départ de la ville universitaire néo-brunswickoise. On réécoute pour les guitares saturées par la mélancolie affranchie du quintette.

Cellarghost - Whiteout

Avec son post-punk bien assumé, Cellarghost sonne comme un blizzard qui frappe Fredericton de plein fouet. Parmi leur proposition, Whiteout reste en tête grâce à son énergie primaire et son efficacité mélodique.

Right Shitty - Best Buzz

Ce solide condensé de rock collégien explose dans l'honnêteté brutale du refrain où le groupe originaire de Saint-Jean évoque ses amis poches pis ses tounes poches. Heureusement, Right Shitty n'a rien à voir avec son nom et fait partie de ce qui se fait de mieux sur la côte Est.

Hard Charger - Snow Axe

Hard Charger n'est pas qu'une des plus belles exportations de la région, mais aussi une de ses machines les plus redoutables. Le plus récent disque du trio, Bad Omens, évoque la nécessité du groupe dans la région.

Nerve Button - Gunningsville Saints

Cette rencontre entre divers intervenants de la scène punk de Moncton se démarque par son efficacité. Nul besoin de s'attarder longuement à l'imposant pedigree des membres de Nerve Button, tant son premier album ressort aisément.

Thee Requiems - Defenders & Tormentors

Dès l'amorce du riff de guitare, on se retrouve plogué avec les Requiems. Entre les confessions à fleur de peau (I don't even know how to fit in) et les constats dont l'on se sert pour se rassurer (Don't listen to a word they say, they got nothing), Defenders & Tormentors offre une des introspections les plus mémorables de l'année.

Nap Eyes - Roll It

Après les lendemains de veille de Whine of the Mystic, le quatuor haligonien s'attaque aux longues soirées sur Thought Rock Fish Scale. À écouter pour son rock garage flâneur enregistré sur bande analogue.

Jane Blanchard - Swimmer

En marge de leurs autres projets à titre de musiciens et d'intervenants clés de la scène locale de Fredericton, Jane Blanchard et Stefan Westner opèrent avec aisance et naturel à l'intérieur de cette magnifique collection de trois chansons ambiantes.

David in the Dark - Try Me

On a affaire ici aux meilleurs fabricants de mélodie dans la région qui façonnent du pub rock efficace. Fort d'un imposant bagage scénique en 2016, le groupe originaire de Fredericton livre les vers d'oreilles les uns après les autres.

Walrus - Wearing It

Après des années de recherches et de tournées, Walrus arrive à bon port avec son rock à l'intention psychédélique, tout en demeurant accessible.

The Burning Hell - Fuck The Government, I love you

La meilleure toune d'amour de l'année avec son récit humoristique bien rodé d'une veille du jour de l'an meublé de vin, de critiques sociales et d'un poète amateur tenace.

Crossed Wires - S.A.D.

Voici un brûlot tenace, plongé dans le fuzz et la réverbération qui devient un hymne pop punk à la relation amour-haine des gens des Maritimes avec leur région d'origine.

Heaven for Real - Subliminal

À mi-chemin entre le rock alternatif des années 1990 et la pop avant-gardiste, Heaven for Real surprend à chaque détour avec une nouvelle idée musicale.

Dark for Dark - Owls

Parmi son étonnant mini album All Dressed, Dark for Dark débarque avec de magnifiques harmonies guitares, superposées à des guitares rayonnantes.

Lisa LeBlanc - Could You Wait ’Til I’ve Had My Coffee?

Les guitares électriques se fondent à merveille dans l'offre de Lisa LeBlanc. Voici la meilleure toune de rupture de l'année, qui s'écoute comme la satisfaction d'un majeur lancé en l'air.

Outtacontroller - Prime Time

Concluons 2016 en se tournant vers 2017, parce qu'on n’y échappe pas. En attendant un nouveau maxi de Outtacontroller, le quatuor haligonien lance Prime Time, un titre qui témoigne la solidification de la formation qui gagne en solidité sans perdre en efficacité.