Dans les écouteurs de ... Salomé Leclerc

Photo de presse de Salomé Leclerc

C’est le 25 septembre dernier que Salomé Leclerc lançait son second album, intitulé « 27 fois l’aurore ». Actuellement, on peut dire sans trop se tromper que le radar de plusieurs médias est pointé dans la direction de la jeune auteure-compositrice-interprète et pour cause; elle a non seulement du talent, mais nous offre un album incroyablement bon et d’une grande beauté. Discussion avec une demoiselle fort gentille et qui a, musicalement, de très bons goûts.

Salomé Leclerc: Je suis encore un peu sur un nuage, je pense que je suis pas redescendue! (rires), dit-elle d’emblée, quand on lui demande comment se passe le tourbillon médiatique, le lancement et l’arrivée du second album dans les mains du public.

Au bout du fil, c’est une fille fort heureuse des échos entendus jusqu’à maintenant.

S.L.: Moi et Philippe (Brault, réalisateur), on n’en revient pas. Partout dans les critiques, y’a rien en bas de ⅘ ou 8 /10! Le train est là et… je le prends!

La demoiselle part en tournée très bientôt pour 17 jours. Horaire chargé, peu de temps pour flâner et écouter de la musique, bien qu’elle y baigne quotidiennement par défaut.

S.L.: J’ai des moments où j’ai besoin de me nourrir de musique, de nouveautés, de nouveaux sons, surtout en période d’écriture. Mais sinon, je peux passer plusieurs mois sans découvrir, et remettre les mêmes albums. Je marchais beaucoup, avant, avec mes écouteurs, mais là je fais beaucoup de route. Alors c’est en voiture que je fais mes écoutes.

Si on lui demande les influences musicales qui ont marqué sa jeunesse et son parcours, elle nous explique que, dans sa famille, on écoutait beaucoup de musique.

S.L.: Disons que, ma mère a jamais écouté du Ginette Reno! (rires). On écoutait beaucoup de musique variée, surtout anglo, on achetait plusieurs albums. Je me rappelle que mes frères - ils sont musiciens tous les deux - écoutaient beaucoup de REM. Tu sais, de la pop, mais sensible...

Au quotidien, si elle veut savoir ce qui se trame côté musical, elle va faire son tour sur le web.

S.L.: Presque chaque mardi, je vais sur iTunes pour voir les nouveautés. Je consulte quelques sites et j’ai 2-3 bonnes sources - des ami(e)s - qui me fournissent de ce côté.

En ce moment, elle est surtout dans une période où l’électro, l’alternatif et l’indie anglo trouvent grâce à ses oreilles. Et lorsqu’on lui demande de nommer des disques qui ont beaucoup joué dans ses écouteurs dans l’année, elle a l’embarras du choix.

S.L.: Je pourrais t’en nommer 20! Mais je vais en dire deux, tiens. Atoms for Peace de Thom Yorke et Flourish Perish de Braids. La batterie là-dessus et l’ambiance m’ont beaucoup inspiré pour 27 fois l’aurore.

Elle glissera aussi les noms de James Blake et Blonde Redhead. Et quand on lui propose de nous offrir ses coups de cœur musicaux, c’est du québécois qu’elle a envie de mettre de l’avant:

Catherine Leduc - Rookie

C’est un disque qui m’est arrivé comme ça et j’ai “pogné de quoi”. C’est l’atmosphère, le ton. Et c’est un album qui est très instinctif. Par exemple, les musiciennes - parce que c’est toutes des filles ou presque - qui sont sur le disque, ce n’est pas leur instrument premier dont elles ont joué. Alors ça donne un son vraiment créatif et sensible.

Alexandre Désilets - Fancy Ghetto

Pour son énergie. La chanson Renégat, je ne sais pas ce qu’elle me fait, mais chaque fois que je l’entends, j’ai envie de courir!

Antoine Corriveau - Les Ombres Longues

En général, je suis portée à écouter la musique avant tout. Mais lui, les paroles m’ont rejoint et ce sont des textes magnifiques. On a l’impression qu’il vit entièrement les chansons.

Chloé Lacasse - Lunes

Ça, c’est un disque qu’on a pas assez entendu et qui est trop passé dans le beurre. La chanson « rien pour moi », je sais pas pourquoi, y’a pas de raison en particulier, mais quand elle joue, j’ai l’impression que tout s’arrête, plus rien ne tourne autour. Y’a une richesse sonore, c’est sa voix, la mélodie.

Random Recipe - Kill The Hook

Dans leur dernier album, tout est bon. J’aime pas dire ça, mais on dirait que c’est même pas fait au Québec. Ça sonne comme si ça venait d’ailleurs. La voix de Frannie est super belle. C’est comme… universel.