Bronswick, duo électro-pop-introspectif

Le nouveau duo montréalais Bronswick à dévoilé le 2 juin dernier un excellent et aérien EP pop intitulé Errances, rempli de synthés, d’influences sombres, françaises et 80’s. BRBR s'est entretenu avec la charmante compositrice et interprète Catherine Coutu, hémisphère droite (ou gauche, au goût) du duo partagé avec Bertrand Pouyet, compositeur et programmeur. Ils lançaient en deux temps, le 10 juin dernier, leur album au Bethlehem XXX, d’abord à 18h30, puis à 23h.

Bronswick, nouveau duo montréalais auteur de l'album bethlehem XXX. Photo de Thomas Pison.

« C’était vraiment l’fun, mais disons que le deuxième set à 23h était un peu plus alcoolisé que le premier. On a tout de même livré nos cinq chansons avec beaucoup de plaisir. »

(Voilà pour l’anecdote)

D'où vient le nom Bronswick?

« Ce n’est pas facile de choisir un nom de band de nos jours! On a cherché un peu partout. On a failli s’appeler deux ours aux chevilles! (rires). Finalement, on a pris Bronswick qui fait référence au faux documentaire L’Affaire Bronswick. On trouvait aussi (ou c’est peut-être juste moi) que ça faisait pensé au Nouveau-Brunswick et à la mixité des cultures puisque Bertrand est un Français et moi une Québécoise. Aussi… j’aime beaucoup le bowling et à ma fête, on est allé jouer au bowling. Bronswick c’est aussi une marque de boule de bowling et de pool. Je me suis dit que c’était prédestiné! »

Comment vous êtes vous rencontrés?

« En fait, Bertrand est un ami d’ami. On avait plein d’amis en communs, mais on ne se connaissait pas. On est allés à la fête d’un ami commun et on s’est mis à parler musique. Bertrand avait fait des beats et il cherchait une chanteuse. Ce qui est drôle en fait, c’est qu’au départ il cherchait une chanteuse au style R&B (rires). Puis, il a écouté mes autres projets, parce que j’étais dans un band de folk intitulé like Elliot did. Il a trouvé que ma voix fittait bien pour son projet. On s’est rencontré et on a commencé à jammer et à travailler les chansons. »

(NDLR : Catherine a également collaboré aux groupes Le volume était au maximum et Police des mœurs.)

Finalement, vous n’avez pas pris la direction du R&B ?

« Non, Bertrand aime bien le R&B et le hip-hop, mais moi je viens plus d’une culture rock. On a fait un mix des deux influences. Puis on a écrit les paroles et créé les mélodies ensemble. »

Vous avez été rapidement signés chez Lisbon Lux Records. Comment ça s'est passé?

« Oui, en fait, on avait envoyé notre démo un peu partout pour sonder les labels, sans mettre vraiment d’efforts là-dessus puisque j’ai toujours sorti mes projets de façon indépendante et ça ne me dérangeait pas de faire ça. Finalement, je parlais à un ami qui connaît bien Julien Manaud, directeur de Lisbon Lux, et il trouvait que notre projet fittait bien avec le label. Il m’a dit que je devrais le relancer. J’ai donc écrit à Julien, on s’est rencontrés et il a décidé de nous signer! »

Julien Manaud a la réputation de bien s’impliquer en direction artistique auprès de ses artistes. Ça s’est bien passé de votre côté?

« Oui, tout à fait! Toutes les chansons étaient prêtes, on en avait plus ou moins huit. On a fait une sélection parmi ces chansons-là et Julien a retravaillé le mix avec nous. Ça n’a pas été des changements majeurs, mais ç'a été une bonne idée de faire ça, parce que c’est toujours utile d’avoir une troisième personne avec un autre regard pour évaluer ton projet quand tu le connais trop par cœur. »

Vous n’avez pas gardé les huit chansons?

« Non, seulement quatre, mais on risque de sortir un deuxième EP, peut-être cet automne. Je ne sais pas quand. Ou peut-être qu’on n’utilisera jamais les chansons, on ne sait jamais! (rires) »