Festival Up Here - Jour 2

Up Here est un festival d'art urbain et de musique émergente qui se déroule à Sudbury. Du 11 au 13 août, les rues se remplissent d'art, les salles de musique et, les festivaliers, de mémoires. Ci-bas le récapitulatif du deuxième jour. 

Photo de couverture : visuel du festival UP Here.

Réunion

Comme le premier soir, c’est au Triple Bill du Grand Théâtre que les émotions les plus intenses ressortent. Statues prend la scène en premier, un groupe sudburois des années ’00 qui se retrouve des années plus tard pour un spectacle exclusif. Avec un power pop/punk assuré, le trio ne joue pas un concert de groupe-en-réunion; c'est du vrai de vrai, comme dans mes souvenirs d'adolescent boutonné dans les enclaves d’un centre communautaire local. Il y a plein de temps forts comme la chanson Nerve Damage qui anime la foule en mosh ou encore Shipping News où les voix des fidèles qui entonnent les paroles rivalisent les grosses caisses de la salle.

Derrière les barreaux qui démarquent la scène, le groupe Statues joue une chanson mouvementée.

Statues au Grand Théâtre.

J’ai la chance de discuter avec Mitch Houle (basse) plus tard dans la soirée et il explique qu’ils étaient très confortables sur scène après une bonne prise de son, un luxe pour un habitué des concerts DIY. À vrai dire, rare est le spectacle qui n’as pas un son excellent au festival; l’équipe technique dirigée par Matt Wiewel réussit bien dans chaque salle et chaque scénario.

Des faisceaux de lumières verte et mauve pointe dans plusieurs directions sur scène, pointe de vue loin dans la foule

La foule anticipe le prochain groupe.

Holy Fuck

Holy Fuck c’est le groupe dans lequel tous les musiciens veulent jouer; la batterie a plein de moments saillants, la basse groove, la guitare explore, les synthétiseurs modulaires enveloppent. Écouter leur disque dans un char sur l’autoroute à deux heures du matin c’est quelque chose — les voir live, toute une autre. Ils font plus que justice aux timbres riches de leurs chansons et c’est facile de rester attentif, voire fasciné, en observant les deux tables pleines d’instruments analogues qui produisent une gamme complète de manigances sonores.

Le Groupe Holy Fuck illuminé dans une lumière mauve.

Holy Fuck.

Évidemment ça prend les deux

En sortant du théâtre, je reçois une notification de l’application Up Here — il y a un spectacle pop-up au dôme géodésique. Je marche avec quelques amis et j’arrive par l’arrière-scène, face à une foule d’une centaine de personnes déjà installées en demi-cercle. J’aime bien ce que j’entends — c’est accrocheur, c’est minimaliste, c’est sexy. Le trio montréalais Paupière plait évidemment aux spectateurs qui se laissent emporter par des timbres synthé des années 80, des voix douces trempées dans la réverbération.

Le trio groupe Paupière illuminé en mauve devant un dôme géodésique

Spectacle pop-up de Paupière.

À 23h30 deux spectacles commencent en même temps et au lieu de choisir, je décide de faire le va-et-vient. Au Townehouse, Marie-Claire est en pleine forme avec ses nouveaux musiciens même s’ils n’ont pratiqué que deux fois pour le concert. J'écoute une chanson de Blonde Elvis et ensuite je me dirige vers Little Montréal pour les derniers moments du concert de Magic Pelvis, un groupe punk expérimental sudburois avec un batteur qui matraque bien son instrument.

Marie-Claire chante en jouant une guitare rouge sur scène au Townehouse

Marie-Claire au Townehouse.

Tourne-disque

C’est Phèdre qui termine la soirée au bar Little Montréal, un groupe que je préfère plus en disque que dans un contexte live. J’ajuste ma perception en tenant compte que c’est un duo et j’arrive à mieux apprécier. En tout cas, ça ne m’empêchera surtout pas de faire tourner leurs disques chez moi.