Lancement d'Alaclair Ensemble

Avec Les maigres Blancs d’Amérique du Noir, deuxième galette officielle d’Alaclair Ensemble, le collectif de postrigodon bas-canadien y est allé d’un son drôlement plus accessible malgré des propos de plus en plus abstraits (que mon père qualifierait plutôt d’attardés).

Bien que l’album faisant suite à 4,99 soit paru sur la toile le 34 avril 2013, deux lancements en bonne et due forme étaient à l’horaire (Mourial et Quoibec).   Le jeudi 9 mai à 21h30 en arrivant à Montréal, j’ai fait comme des centaines de Montréalais et je me suis rendu vers le Cabaret du Mile-End pour assister à un grand moment. Avec 426 autres chanceux, j’ai été capable de me rentrer le corps dans cette boite de sardines gluantes qu’est devenu le cabaret. Tellement plein à craquer; la guestlist était fermée, des gens avec des billets se faisaient viré de bord (Vire de Bord) et il y avait un chaos qui s’étirait jusqu’assez loin sur le trottoir.

Quelques minutes à m’obstiner pour rentrer jusqu’à ce que le nouveau Ogden me voit et s’obstine pendant quelques minutes à son tour pour que je puisse rentrer (fallait bien que j’écrive ce billet). Pourquoi nouveau Ogden? Parce qu’il est rasé avec des muscles, on y reviendra peut-être.

Une fois rentré, c’était une grosse gang de chums qui faisait descendre le plancher d’un pouce à chaque fois que la foule sautait. C’était une fête d’amis, un gros sentiment d’appartenance régnait dans la meute de gens comprenant le lexique farfelu de la troupe.

Photo du nouveau Ogden en chest avec les cheveux rasés sur scène

Comme le lancement est passé, j’irai de quelques mentions spéciales qui vous donneront une bonne idée de ce que vous avez manqué, en espérant que vous écouterez l’album.

Mention spéciale #1 à Ogden pour son introduction en tant que Robert Nelson. Attriqué d’une chemise, d’un nœud papillon ainsi que de bretelles, personne ne semblait trouvé bizarre son style, ni sa façon de parlé (en semi-anglais). Plus tard, il a donné tout ce qu’il avait côté voix.

Mention spéciale #2 à Maybe Watson, présenté par Ogden comme le slameur bas-canadien, il est allé d’une version parlée de Mon cou avant que le reste du groupe le rejoigne. Le rappeur, visiblement en bonne forme physique a été fidèle à son sobriquet produit laitier alors qu’il s’enfilait des verres de lait 2% back à back.

Mention spéciale #3 (aka coup de laser dans l’air) à Ken Lo, celui que j’aime ne pas comprendre, qui reste toujours «frais comme du poisson frais», à chaque fois qu’il rappe/parle/danse, je souris. Je crois honnêtement qu’il est un génie, c’est l’une de ces personnes avec un charisme digne d’un grand chaman, il est aussi l’un des premiers au Québec à avoir donné sa musique sur internet, orientant par la suite le modèle économique d’Alaclair.

Mention spéciale #4 à Claude Bégin (aka Claude Bégin Bégin) de s’être déplacé pour le lancement d’Alaclair Ensemble alors qu’il sait pertinemment qu’Accrophone est bien meilleur. Arborant des gants comme portent les haltérophiles ainsi que sa chevelure de feu, il y est allé d’harmonies et a assuré la portion «vrais instruments» avec son dispositif à cordes.

(Gant et chevelure de Claude Bégin (AKA Claude Bégin Bégin)

Mention spéciale #5 à Eman, l’un des piliers du groupe qui était absent lors du lancement, mais qui avait la meilleure excuse au monde, la famille, plus précisément son agrandissement.

Mention spéciale #6 au requin gonflable qui se faisait lancer partout dans la salle et qui revenait toujours dans mes bras. P.S.: Je t’ai vu jeune fille qui l’a volé, t’es mieux de le relancer à leur prochain spectacle ma chère. :)

Mention spéciale #7 à Alaclair Ensemble, pour avoir réussi à offrir un produit 100% original, positif, un univers farfelu où il fait bon vivre (pour un moment avant que ça ne devienne trop weird). Avec un tel lancement, on peut dire qu’Alaclair Ensemble attire plus de monde à Montréal que les Japandroids, qu’ils s’adressent à un public aussi éclectique que leurs influences.

R’garde, écoute l’album, dis moi ce que t’en penses pis vas voir ces postrigodoneux en spectacle pour l’énergie positive que t’en retireras.

Les maigres blancs d’Amérique du Noir by Alaclair Ensemble