Les Marinellis - Les Marinellis

Le Kid n’existe plus. Il a été absorbé en bonne et due forme par Les Marinellis. On aimait bien l'ancienne mouture de cette formation punk rock garage, un peu yéyé, disjoncté, mais toujours bruyante.

Après un premier disque, Les Jolies Filles, le groupe persiste et signe avec le réalisateur Ryan Battistuzzi (Malajube, Gazoline, Les Breastfeeders). Exit, le Kid, mais on garde la formule gagnante, c'est-à-dire cette musique dissonante des années 1960 avec un brin de pop et de country psychédélique. Plus mature la formation?

Peut-être, même si ce n’est pas ce que nous laisse présager la première piste de l’album Déviant : « ton cul parfait n’est plus ce qui me plait / mais étrangement ce n’est pas ce qui me dérange / regarde moi / Je suis déviant » Juste à voir la couverture débordante de couleurs, de noirceur, de funk, de party, de sexe, de seins, on imagine la bande faire la fête à longueur de nuit, à la lueur de projecteurs psychédéliques. Les guitares sont toujours excellentes dans le funk-taré.

L’influence des Breastfeeders est peut-être moins forte, mais on garde toujours en tête qu’il y a une paternité flagrante (avec l’utilisation du tambourin).

Ça parle de filles sur Jiji et Elisa (et un peu partout), de l’exubérance de la jeunesse sur La vie et même de la mort sur G.C. #2. Bref, c’est audacieux, bien funk, jazzy, punk, pop et trash. LES MARINELLIS by Burger Records / P.Trash Records